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LE
SRI, LA DECOUVERTE AGRONOMIQUE DU XXème SIECLE |
En
1984, une nouvelle technique agricole est mise au point par le
Père de Laulanié et son équipe. Cette technique
va révolutionner le monde de la riziculture dans le monde
entier. Elle prendra plus tard le nom de SRI, abréviation
de Système de riziculture intensive. Les pays du Sud-Est
asiatique l'adoptent. Leur production augmente considérablement.
A Madagascar, le nouveau système a du mal à s’imposer.
Il faut l’obstination des membres de l’ATS, héritiers
de l’œuvre du Père défunt pour que les
premiers résultats apparaissent. Aujourd’hui, la
production des adeptes du système atteint jusque dans les
20t/ha. Un exploit quand on sait que la moyenne nationale de production
rizicole ne dépasse pas les 2,5t/ha.
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| Du
SRA au SRI |
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Depuis son arrivée à Madagascar au début
des années 1960, le père Henri de Laulanié
a travaillé étroitement avec les paysans malgaches.
Il leur a d’abord enseigné la pratique du système
de riziculture améliorée ou SRA. Cette méthode
a été vulgarisée dans les années 1960.
Elle consiste à mettre en terre des plants de riz âgés
de 30 jours et à leur assurer jusqu’à la moisson
une rentrée d’eau suffisante. Mais le rendement moyen
est de 2t/ha. C'est à partir de cette pratique qu'un nouveau
système à plus haut rendement a été
découvert.
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| Une
découverte accidentelle |
En 1983, la sécheresse menace le pays. Le père de
Laulanié conseille alors à ses étudiants
du centre de formation d’Antsirabe de repiquer des plants
de riz âgés seulement de 15 jours, croyant que lorsque
la pluie viendra, les plants auront atteint la maturité
voulue. Personne n’a évidemment cru à la réussite.
Les résultats sont inattendus. Chaque plant mis en terre
donne 20 à 30 épis de paddy alors qu’avec
le système habituel, on n’obtient que 10 épis
par plant. Cette découverte, accidentelle comme celle de
la pénicilline, n’est pas immédiatement reconnue.
Loin de s’en formaliser, le Père poursuit ses travaux
et incite ses disciples à cultiver des plants encore plus
jeunes : âgés de 12, de 10, voire de 8 jours. Ceux
qui adoptent la méthode ne sont pas déçus.
Ils voient leur production doubler. Ils baptisent alors le nouveau
système de "transplantation de huit jours".
En 1988, le Père tente d’avancer une explication
scientifique à sa découverte. Il se base sur le
modèle de tallage du riz avancé par un chercheur
japonais du nom de Katayama. Les scientifiques et les pouvoirs
publics commencent alors à s’intéresser au
nouveau système. Des expériences probantes sont
menées dans divers endroits de la Grande Ile.
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Une graine
de semence = 15.000 grains de paddy |
Les
essais, les expériences et les réalisations en la
matière concordent en ce qui concerne les possibilités
de rendements élevés pour la riziculture malgache.
Ces rendements atteignent 2 à 6 fois plus que les rendements
traditionnels actuels du pays.
Si avec le système traditionnel de la production rizicole,
les paysans sont habitués aux 2 t/ha, avec le SRI ils dépassent
largement ce rendement. Une graine de semence donne 15.000 grains
de paddy, soit 4,5 kilogrammes de riz sur 4 m².
Grâce à cette productivité très élevée,
les paysans sont primés par le Ministère de l’Agriculture.
Leurs exploits ont été rapportés en Chine
lors de la conférence internationale et sont publiés
dans le monde entier grâce aux informations transmises par
Tefy Saina et CIIFAD (Cornell University).
Pour diffuser la méthode du SRI, l’association Tefy
Saina décide de créer des villages-écoles
pilotes dans diverses régions de Madagascar. Il s’agit
d’y mettre en œuvre tous les projets de développement
initiés par l’association. La vulgarisation du SRI
en est un élément essentiel.
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