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LA
DOCTRINE DU PERE DE LAULANIE |
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« Le développement
de Madagascar doit se faire de l’intérieur, c’est à dire à partir
de ses ressources propres, et l’homme doit en être un acteur à
part entière ». C’est en résumé la doctrine du Père de Laulanié.
C’est dans cette optique que l’association Tefy Saina se donne
pour principale mission la formation des jeunes. "Car le
changement de mentalité ne peut s’obtenir qu’au bout de 30 ans,
le temps d’un renouvellement de génération".
Le père de Laulanié pense que la formation doit aboutir à un changement
de mentalité et de comportement chez l’homme paysan. Pour être
efficace, elle doit se faire dans le cadre d’une pédagogie adaptée
aux réalités locales. Son contenu, sa forme, son organisation
doivent correspondre aux attentes, aux besoins, aux potentialités
et aux structures sociales des bénéficiaires.
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| Faire
évoluer la mentalité |
La
formation au développement est d’abord technique. Elle concerne
trois secteurs économiques de base, complémentaires et interdépendants
: les ménages, l’artisanat et l’agriculture.
Les ménages adaptent leur régime alimentaire selon les productions
du secteur agricole. Le secteur agricole répond aux besoins
nutritionnels des ménages. Le secteur artisanal améliore les
savoir-faire et diversifie les outils destinés à l’agriculture
et l’élevage. La finalité du savoir-faire en milieu rural est
de mettre à la disposition des hommes des produits et des services
qui sont utiles à l'amélioration de leur vie quotidienne.
C’est pourquoi la formation, selon de Laulanié, doit aider l’homme
à modifier sa mentalité et ses pratiques dans une optique de
développement personnel et collectif. Il faut qu’elle s’intéresse
à l’homme paysan : qui est-il? que fait-il? comment pense-t-il?
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| Démystifier
la nature |
La
formation agricole a deux objectifs : faire évoluer les mentalités
des agriculteurs et dispenser des connaissances concrètes et pratiques
nécessaires pour une exploitation agricole. La formation est axée
sur la démystification de la nature. Faire comprendre à l’intéressé
le fonctionnement de son environnement naturel par des explications
scientifiques accessibles.
Les alternatives de formation selon la doctrine de De Laulanié:
- une formation
fondamentalement pratique qui s’adresse aux paysans capables
d’appliquer immédiatement les connaissances acquises ;
- une formation
générale, plus théorique, qui a l’avantage d’atteindre une cible
plus large.
Les formules proposées
:
- Une formation
professionnelle de longue durée (3 à 4 ans)
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| Harmoniser
le couple |
Les principes
essentiels de la formation agricole sont enseignés aux filles
en plus de la puériculture et des activités ménagères. Innovation
: la formation ménagère des garçons est encouragée pour une
meilleure complémentarité du couple.
La formation se fait toujours sur le site de vie des apprenants.
Là où la pratique se fait au quotidien, et en grandeur réelle.
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| Valoriser
le savoir-faire rural |
La
formation aux travaux du bois et de construction est privilégiée
par rapport au travail du fer qui demande un investissement plus
important en machines et en matières premières. Certains centres
ont une section de spécialisation : électrification rurale, bourrellerie,
charronnage.
La formule la plus adaptée est la formation en apprentissage chez
les vrais artisans installés dans les villages et appuyée par
des cours par correspondance dispensés par le Centre de Formation
Artisanale Rurale (CFAR). Les artisans formés et installés forment
à leur tour des apprentis dont les meilleurs se perfectionnent
par la suite au centre.
Quel que soit le type de formation suivi, le paysan doit disposer
d’un minimum de logique scientifique afin de prendre en main son
développement et d’adopter les technologies appropriées à l’agriculture,
à la vie ménagère et à l’artisanat qui constituent le trépied
de son développement. |
La formation
delivrée par Tefy Saina correspond à la doctrine du
Père De Laulanié. Un formateur de l'association explique. |