La FAQ (Foire aux questions)
1. Comment rendre le SRI
simple et économique ?
Pour que la pratique du SRI soit simple et économique,
il faut respecter les 3 principes fondamentaux : , repiquage
de plants très jeunes , repiquage brin par brin avec de grands
écartements , irrigation avec un minimum d’eau. Les bénéfices
procurés par le SRI permettent aux agriculteurs d’accumuler
le maximum de capital qui pourra être réinvesti chaque année
pour moderniser l’exploitation. C’est ce qu’a fait Jean Honoré
RALAINANDRASANA à Ambatovaky – Fianarantsoa.
2. Comment
pratiquer le SRI à grande échelle ?
Dans la civilisation rurale du tiers,monde où l’agriculture
est très peu mécanisée, la riziculture dépend de la main,d’œuvre
rurale. L’astuce efficace si on veut donc pratiquer le SRI à
grande échelle est la mécanisation de la riziculture à Madagascar
mais compte tenu de la précarité de la situation économique,
cette mécanisation est difficile. Le SRI à grande échelle profitera
à la main d’œuvre inexploitée et vice versa. C’est une solution
pour réduire le chômage déguisé qui existe dans nos campagnes.
3. Où trouver
des fonds et crédits pour un investissement dans le SRI à grande
échelle ?
Si l’on veut investir dans le SRI à grande échelle il faut une
politique de financement rural dynamique et avantageuse qui
couvre tout le territoire. Si l’agriculteur dispose au départ
de 25 à 50 ares, cette exploitation lui permettra de s’autofinancer
et d’agrandir son exploitation. Jean Honoré en est le témoin.
4. Comment compter et évaluer les dépenses et le rendement
du SRI?
Les dépenses avec le SRI se comptabilisent sur un carnet ou
un cahier. Le rendement est évalué en multipliant le poids en
kg du paddy récolté sur 4 m2 par 2,38. Le résultat donne le
rendement en tonnes par hectare. La production divisée par la
surface donnent le rendement. Les paysans doivent connaître
exactement la superficie de leurs champs.
5. Comment mettre en confiance les paysans face aux
risques d’entreprendre le SRI ?
Comme tout investissement la pratique du SRI comporte des risques.
Le SRI a pour cible les paysans qui ont une vocation agricole
mais il faut former les candidats à de telle pratique. Il faut
au début faire des essais sur une surface de quelques m2. Compte
tenu des résultats, accroître progressivement les surfaces de
10 à 20 ares et ainsi de suite. S’il y a 20% des paysans qui
pratiquent le SRI, il y aura un effet d’entraînement progressif
6. Comment rendre les prix des matériels de production
plus abordable pour les agriculteurs?
Les prix des matériels de production dépendent du coût de revient
de la fabrication.. Il faut favoriser la création d’ateliers
artisanaux d’outillage et d’équipements agricoles dans les communes
rurales. L’agriculture doit s’articuler avec l’artisanat tout
en multipliant et en décentralisant la capacité manufacturière
du pays. L’Etat devrait subventionner la fabrication de ces
matériels de production.
7.En quoi consiste
le traçage aux ficelles?
Avant le repiquage,
on implante fortement deux piquets aux deux bouts d’un côté
de la rizière et on attache aux piquets une première ficelle
tendue nouée ou marquée de couleurs différentes à tous les points
écartés aux distances adoptées. Cette ficelle est la ligne à
suivre par les re piqueurs. Aux deux bouts on peut tendre sur
les 2 côtés deux autres ficelles perpendiculaires à la première,
plus courtes que celle,ci mais nouées ou marquées aussi de couleurs
diverses aux écartements adoptés.
8. Pourquoi
n’y a-t-il pas assez de techniciens et assistants accessibles
à tout moment de la saison?
Il faut assez de formations, donc de l’argent, pour qu’il y
ait assez de techniciens accessibles à tout moment. L’Etat devrait
former les jeunes élèves à l’agriculture et au SRI. dès l’école
primaire pour que chacun dispose du minimum de connaissances
de base. Pour le moment les paysans formés remplacent les techniciens
dans beaucoup de régions.
9. Qu’en est,il
des formations de recyclage pour les paysans?
A Madagascar les formations et les recyclages sont essentiellement
financés par des projets américains mais d’autres projets ,
ONG ou opérateurs y participent. Tous les instituteurs devraient
être des maîtres ruraux et doivent être capables d’enseigner
le SRI à l’école. Les paysans ont besoin de recyclage comme
dans les autres métiers. L’idéal serait d’avoir un centre de
formation par commune rurale pour assurer ce recyclage.
10 .Comment
utiliser l’eau si on pratique le SRI ?
Au cours du piétinage, il faut mettre en boue toutes les mottes
des rizières dans lesquelles on met alors beaucoup d’eau. On
laisse ensuite se ressuyer les rizières. Pour le SRI l’eau aura
pour objectif de maintenir l’humidité de la boue jusqu'à la
maturité du riz. Il ne faut pas asphyxier les racines.
11. Comment
mesurer la quantité d’eau nécessaire selon la surface de la
rizière ?
Pour pratiquer le SRI, il faut une irrigation au minimum d’eau.
Dans les pratiques courantes il faut un litre par seconde pour
un hectare de rizière. Une étude menée à Alakamisy,Ambohimaha
par des étudiants de l’Ecole Supériuere en Sciences Agronomiques
a montré qu’il ne faut qu’un demi,litre par seconde par hectare
pour le SRI. S’il pleut régulièrement, il ne faut pas irriguer
durant toute la campagne rizicole, il suffit de drainer. Ceux
qui dispose le moins d’eau pourraient être les grands bénéficiaires
du SRI.
12. Comment
rendre plus simples et moins pénibles les travaux de sarclage
?
Les travaux de sarclage sont plus simple et moins pénibles avec
les outils appelés « sarcleuses » ou « houes japonaises » lancées
à Madagascar vers 1965 par le GOPR. Ces outils ont fait leur
apparition avec le repiquage en ligne. Ils étaient quelque peu
délaissés dans les années 80 et sont réapparus progressivement
avec le SRI depuis 1990. Les travaux sont moins pénibles si
la rizière a été bien entretenue au cours de la saison précédente.
13. Le taux
de l’engrais à utiliser dépend , il de la surface de la rizière
et de la qualité du sol ou de la variété du riz cultivée ?
Le taux d’engrais dépend toujours de la surface de la rizière
et de l’état de fertilité du sol. Ce taux n’a rien avoir avec
la variété de semence.
14. Comment
conjuguer la fabrication du compost avec la préservation de
l’environnement ?
Le compost ne détruit pas l’environnement. Au contraire, il
renforce le biomasse. La taille et la tondaison favorisent la
croissance et la floraison de la végétation, donc de la bio,masse.
15. Où trouver
des engrais à bas prix pour chaque localité paysanne ?
Le coût des engrais chimiques est prohibitif pour la plupart
des paysans sans parler de la pollution qu’ils provoquent. Il
est plus intéressant d’utiliser le compost.
16. Comment produire facilement des engrais naturels?
Le fumier est un engrais naturel. Si le riziculteur a des bœufs,
il faut pailler souvent le parc à bœufs pour qu’il y ait du
fumier en abondance. C’est simple, les paysans Malgaches devraient
arriver à le faire.
17. Comment
améliorer l’engrais naturel appelé « tany masaka » ?
Pour améliorer l’engrais naturel il faut avoir recours au compost.
18. Comment
rendre moins cher le prix de l’engrais NPK ?
Pour rendre moins cher le prix de l’engrais NPK, il faudra le
fabriquer sur place et créer des réseaux routiers denses qui
désenclavent les villages. Cependant, la pratique du SRI ne
nécessite pas du NPK.
19. Comment
inciter les paysans à produire de l’engrais naturel ?
Pour inciter les paysans à utiliser de l’engrais naturel, il
faut les former à la plantation de légumineuses, de graminées
(des fourrages), à la production du fumier et au système de
compostage, dans respect de l’environnement.
20. Existe,t,il des variétés de riz conseillées au SRI
?
Toutes les variétés Oriza Sativa, surtout les variétés locales,
sont conseillées dans la pratique du SRI mais les variétés améliorées
peuvent avoir des potentialités supérieures.
21. Quelle est la façon de bien traiter les jeunes plants
de huit jours et qui ont deux feuilles ?
C’est une question d’habitude et de bon sens. Quand les plants
ont deux feuilles (du 6e jour sur la Côte au 15e jour sur les
Haut,plateaux), ils peuvent avoir de 6 à 12 cm de hauteur et
on peut dès lors les repiquer.On arrose la pépinière puis on
prend la bêche et on l’enfonce à 10 ou 12 cm sous le sol de
la pépinière pour obtenir des gazons de plants de riz.
22. Quels sont les risques pour le semis de quinze jours
?
Si les plants semés dans les pépinières ont tout au plus 15
jours et qu’ils ont deux feuilles cela signifie qu’ ils peuvent
être repiqués. Si les plantes ont déjà 3 feuilles et qu’on veuille
les repiquer, ils auront perdu déjà presque la moitié de leurs
talles.
23.
Quelles sont les différences entre SRI et SRA ?
Le SRI exploite les potentialités physiologiques du riz pour
faire obtenir beaucoup de talles. L’intensification est possible
grâce une connaissance de la physiologie du riz. Le SRA vise
l’amélioration de la production par l’intensification des intrants
agricoles comme les semences améliorées, les engrais chimiques
ou les pesticides.
24. Le SRI 2000 est-t-il le même que celui de l’ATS
?
Tous les ans, il peut y avoir des améliorations des rendements
grâce à une meilleure maîtrise des facteurs de rendements. Le
SRI 2000 est le résultat d’une recherche visant à améliorer
le SRI.
25. Est,ce qu’on peut pratiquer le SRI sur « tanety
» ?
Des projets comme Zahamena pratiquent le SRI sur tanety. Des
essais sur baiboho (colluvions) ont été réalisés par SOCTAM
à Mampikony en 1994. Des rendements de 6 à 8 t/ha ont été réalisés.
26. Quelles
sont les cultures vivrières appropriées aux rizières consacrées
au SRI ?
Ce sont plutôt les cultures maraîchères qu’on plante en contre,saison
dans les rizières en particulier les légumineuses (haricots,
petits pois, fèves, …).
27. Comment
lutter contre les « fody » qui ravagent massivement les jeunes
plants ?
Il y a des paysans qui attrapent les fody avec des filets. Il
y en a qui leur font peur avec le son des bandes magnétiques
tendues et attachées sur tous les côtés des champs et d’autres
qui les attrapent avec de la glu. Il faut encourager les paysans
à inventer et à rechercher les solutions eux même et non les
attendre de l’extérieur.
28. Pratiquer
le SRI signifie-t-il travailler moins ?
Des paysans qui pratiquent le SRI affirment que ce système nécessite
moins de travail que les autres méthodes. C’est une question
de qualification professionnelle et surtout une question de
changement de mentalité.
29. Comment
aider l'association Tefy saina ?
Voir la page Comment aider l'association