A l'heure actuelle, les techniques du SRI se perfectionnent.
Des riziculteurs font leurs propres trouvailles. II n'existe
donc pas de recettes absolues.
On utilise beaucoup moins de semence qu'en culture traditionnelle.
On ne pratique plus la pépinière immergée.
On repique de plants très jeunes (de 6 à 15 jours
seulement) : à un seul brin (un par un) et largement
espacés (de 25 cm en tous sens au minimum) Ce repiquage
favorise le développement de nombreuses panicules par
plant : 20, 40, 80 et même plus selon la fertilité
de la rizière.
II
est impératif d'éliminer les herbes concurrentes
par de fréquents sarclages soignés. Le riz, comme
la plupart des plantes, respire par ses racines avec profit
si le sol est aéré. Il convient donc de ne pas
inonder les rizières sans raison. Leur mise en eau n'est
nécessaire que pour faciliter le repiquage dans une mince
couche de boue et en fin de végétation. Le sol
doit rester humide habituellement, sans eau stagnante.
Toute variété locale, bien adaptée aux
conditions climatiques, améliore sa production en SRI.
Toute culture sur rizière à contre saison prépare
directement la production de riz qui suit. En effet, de bonnes
cultures bien fumées au compost telles pomme de terre,
chou, pois, blé, avoine, haricot, carotte, aèrent
le sol, améliorent sa structure, concourent à
sa propreté et assurent son ombrage et sa fertilité.
Le reliquat d'une bonne fumure parfaitement digéré
par le sol profite particulièrement bien au riz et peut
suffire à la campagne rizicole suivante.
Le
riziculteur averti et entreprenant va pouvoir compter sous peu
sur 8 à 10 tonnes de paddy à l'hectare.