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Echos d'
Ambatomirahavavy
...
Mise au point sur la paternité du Sri ...

Formation en Journalisme de l'Université d'Antananarivo

LES SECRETS DU SRI


Les paysans baptisent le SRI de divers noms "Plants de 8 jours", "Plants de 2 feuilles". Mais Voly vary maro anaka (riziculture qui enfante beaucoup) est devenu l'appellation imagée courante.

Durant des siècles, on a cultivé le riz dans beaucoup d'eau comme s'il s'agissait d'une plante aquatique (tels les joncs et les nénuphars). C'était un moyen pour lutter contre les mauvaises herbes. On repiquait couramment des plants vieux de 1 mois, voire de 3 mois.

Depuis 30 ans, il est vrai, on préconisait à Madagascar le repiquage de plants de 21 jours, en lignes pour le sarclage à l'outil. Ainsi améliorait-on nettement la production. Mais, alors que dans certains pays la moyenne nationale est de 5 à 7 tonnes de riz à l'hectare, les Malgaches arrivent à peine à dépasser les 2 tonnes.

INCROYABLE:


Aujourd'hui, celui qui le veut peut doubler et même tripler ses rendements.

Un chercheur japonais, Katayama, avait mis en évidence les merveilleuses possibilités de tallage d'un plant de riz. Mais son document scientifique délaissé dormait depuis des décennies.

Après la découverte accidentelle d'Antsirabe, le Père Henri de Laulanié prit à cœur d'exploiter ces données théoriques en imaginant de nouvelles techniques rizicoles. Trois ans après leur vulgarisation, il y avait déjà 50.000 riziculteurs à pratiquer le SRI.

Actuellement, l’Etat malgache appuie le SRI et a même lancé le concours du meilleur riziculteur SRI.

LES SECRETS DU SRI :


A l'heure actuelle, les techniques du SRI se perfectionnent. Des riziculteurs font leurs propres trouvailles. II n'existe donc pas de recettes absolues.

On utilise beaucoup moins de semence qu'en culture traditionnelle. On ne pratique plus la pépinière immergée. On repique de plants très jeunes (de 6 à 15 jours seulement) : à un seul brin (un par un) et largement espacés (de 25 cm en tous sens au minimum) Ce repiquage favorise le développement de nombreuses panicules par plant : 20, 40, 80 et même plus selon la fertilité de la rizière.

II est impératif d'éliminer les herbes concurrentes par de fréquents sarclages soignés. Le riz, comme la plupart des plantes, respire par ses racines avec profit si le sol est aéré. Il convient donc de ne pas inonder les rizières sans raison. Leur mise en eau n'est nécessaire que pour faciliter le repiquage dans une mince couche de boue et en fin de végétation. Le sol doit rester humide habituellement, sans eau stagnante.

Toute variété locale, bien adaptée aux conditions climatiques, améliore sa production en SRI. Toute culture sur rizière à contre saison prépare directement la production de riz qui suit. En effet, de bonnes cultures bien fumées au compost telles pomme de terre, chou, pois, blé, avoine, haricot, carotte, aèrent le sol, améliorent sa structure, concourent à sa propreté et assurent son ombrage et sa fertilité. Le reliquat d'une bonne fumure parfaitement digéré par le sol profite particulièrement bien au riz et peut suffire à la campagne rizicole suivante.

Le riziculteur averti et entreprenant va pouvoir compter sous peu sur 8 à 10 tonnes de paddy à l'hectare.

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